"If music be the food of love, then play on"

Publié le par Elly

Enfin, ça serait plutôt "sing on" en ce qui me concerne, mais je ne vais tout de même pas déformer Shakespeare !
Le proverbe "la musique adoucit les moeurs" pourrait aussi s'appliquer au merveilleux concert que nous avons donné le 10 janvier ("nous", ce sont des choristes de toutes les chorales de Veszprém, soit environ 300 personnes de toutes les générations).
Nous avons chanté le Te Deum de Dvorak. Donc, désolée, pour une fois, pas de photo, vu que j'étais sur scène ! Difficile de vous décrire l'émotion que j'ai ressentie lors de ce concert, mais je vais essayer. "Ecoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ?" (Bénabar, "Quatre murs et un toit")
Dès les premières notes, j'ai eu la sensation de vibrer sous la baguette du chef comme les cordes des violons sous la caresse ou les assauts de l'archet. Oubliée, ma frustration de ne pas comprendre ou ne pas être comprise. La musique est universelle et son langage n'est qu'harmonie. Vingt minutes de pur bonheur, comme si, saisi par tant de beauté, le Temps lui-même s'était arrêté pour nous offrir un instant d'éternité. La musique sort de notre bouche et de nos instruments et aussitôt raisonne en nous par nos oreilles, bien sûr, mais aussi par tous pores de notre peau. La musique, comme la vie, est éphémère. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je me suis rarement sentie aussi vivante que pendant ces vingt merveilleuses minutes.  
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article